
« Que la France pourrait manœuvrer et grandir »
Inaptes à la diriger, incapables de pourvoir à sa sûreté, [les hommes de la République] n’auraient-ils pas perdu une nation moins bien douée ? Ne lui infligent-ils pas, quand ils ne lui font point d’autre tort, une diminution certaine ? Le patriotisme sincère ne peut fermer les yeux. Mais de semblables inquiétudes sont bien dures à exprimer !
[…]
Nous ne sommes pas menacés d’une mort subite, mais d’une longue et lente agonie, car le fond du pays reste bon. Il s’améliore peut-être. Nos virtualités positives cesseront de rencontrer l’adversaire et l’obstacle au point central où l’appareil politique doit prendre son appui.
La France est douée de toutes les conditions de la puissance et de l’expansion. Elle possède une position géographique incomparable, un empire colonial de premier ordre, et surtout, un génie national qui, s’il était servi par des institutions adéquates, pourrait faire de notre pays l’arbitre de l’Europe.
Il n’y a rien à retrancher du fait que la France est une grande nation. Elle pourrait manœuvrer et grandir. Elle pourrait faire et défaire les alliances qui lui sont favorables, défendre les petites nationalités contre l’hégémonie allemande, et maintenir l’équilibre qui est sa seule garantie de sécurité durable.
Pour cela, il faut qu’elle s’affranchisse de cette « trahison permanente et profonde » qu’est un gouvernement qui, au lieu de garder et de faire vivre, détruit. Il faut que l’ordre, qui est une condition de la Patrie, revienne régir nos affaires. La force d’un État ne se mesure pas seulement au nombre de ses bataillons ou de ses vaisseaux, mais à la cohérence de sa volonté.
L’importance de cette réédition est explicite dans notre titre.
Nombre de pages 428.
Prix (frais de port inclus) 29 €
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« Prenez, lisez Kiel et Tanger ! Je l’écris hardiment. Jamais le vieux volume n’aura été capable de rendre plus de services. Tant de républicains inquiets se cherchent ! Serons-nous désormais le « peuple assisté » ? Si les empires environnants se renforcent, négligerons-nous de nous raffermir ? S’ils se désarticulent, laisserons-nous passer l’occasion d’incomparables prospérités ? Voici la réponse à bien des questions. Voici l’esprit de notre histoire et le nerf du salut public. » Charles Maurras. Examen de l’édition définitive. (1921)

